Pourquoi cette politique d’ouverture est-elle mise en place?

L’équipe de France est un outil très important dans la politique fédérale. Un outil de rayonnement, de développement de la pratique et de développement économique. Et ça passe par deux choses : la performance et la façon dont on partage l’image et les performances de cette équipe de France. L’idée c’est d’essayer d’ouvrir l’équipe de France et qu’elle soit le plus partagée possible. Par exemple on est sorti de Marcoussis. Ça peut paraître anodin, mais on a fait un stage à Nice, un à Granville. Ça a été un succès formidable, avec les jeunes et les dirigeants de ces territoires qui ne voyaient jamais l’équipe de France de manière aussi intime. Il y a eu le passage par les DOM-TOM et aussi des opérations extérieures: une magnifique petite opération très symbolique où l’équipe de France a débarqué dans une école de rugby à Courbevoie par surprise. Il y a aussi la relation média qui est très importante. Après quelques mois dans cette équipe de France et beaucoup de consultations auprès des journalistes, on a essayé de répondre à une attente tout en respectant le périmètre de la performance sportive. On s’est calés pour le mois de novembre sur un dispositif nouveau qui correspond à celui d’une Coupe du monde. Je pense qu’il va y avoir une plus-value qualitative et quantitative et j’espère qu’on répondra mieux aux attentes des médias. Après, l’équipe de France doit gagner, c’est ça aussi la clé des choses.

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Cette opération est mise en place à cause des mauvais résultats de l’équipe?

Non. Aujourd’hui on vit dans un monde où la communication est primordiale. Tu dois travailler à l’organisation de ta communication, et une équipe de France est un objet tellement puissant qu’on doit avoir beaucoup d’attention et beaucoup de compétences autour de la communication. C’est un passage obligé, c’est presque un devoir. L’équipe de France doit partager le plus possible et le mieux possible. Et un des outils de partage, ce sont les médias. L’équipe appartient aux gens, aux licenciés, au public, et ça passe par une relation média la plus qualitative possible.

Quelle forme va prendre cette ouverture?

On va ouvrir les entraînements. Le rassemblement c’est le 29 octobre, il y aura un entrainement ouvert au public et aux écoles de rugby, le 4 novembre. Il y aura un moment de partage, certains joueurs animeront des ateliers. Ça ne va pas changer le monde, mais pour ces gamins et leurs dirigeants ça va être un moment incroyable. Ce sont des petites pastilles de bonheur qu’on diffuse et qu’on va multiplier. Il y a la relation aux partenaires aussi. En étant réaliste, l’équipe de France est aussi un outil de développement économique, ça passe par des partenariats forts et ces partenariats forts doivent être satisfaits. Il doit y avoir une relation la plus riche, la plus dense, la plus qualitative possible. On peut faire plus quali et on va essayer d’insuffler quelques initiatives qui permettent aux partenaires d’être beaucoup plus proches de l’équipe de France.

Le dispositif va être prolongé après la tournée ?

L’axe, on le garde. Après on va évaluer. L’idée c’est d’être le plus pertinent possible et que ça soit bien vécu par tout le monde. Je pense que ça sera reconduit pour le Tournoi, mais si il y a quelque chose à changer, on le changera, on ajustera en fonction de la qualité de ce qu’on fait.

Le projet s’est fait en accord avec Guy Novès?

Guy Novès est l’un des entraîneurs les plus titrés de l’histoire du rugby français et un très grand professionnel. Il sait comment fonctionne les choses et il sait commander les choses. Cette nouvelle disposition autour de l’équipe de France s’est évidemment faite avec lui, avec son accord et sur quelques-unes de ses propositions. On est totalement solidaires sur le plan sportif. On est totalement solidaires sur le plan de l’organisation. J’allais dire que Guy Novès est un très bon technicien, mais c’est surtout un très grand professionnel qui connait les contraintes de notre environnement et de l’environnement d’une équipe nationale aujourd’hui. Tout ça s’est fait en encore total avec le staff de l’équipe de France.

Vos relations sont bonnes?

Nos relations sont excellentes. C’est toujours drôle de lire sa vie dans la presse. Ça se passe très bien, on travaille très bien ensemble, on fait bouger les lignes ensemble. Ça ne pourrait pas se faire si les relations n’étaient pas très bonnes. Les décisions que nous prenons et l’organisation que nous mettons en place le prouvent.

Allez-vous rester en charge des équipes de France?

Je reste en charge des équipes de France, jusqu’à ce qu’on me dise qu’il ne faut plus que je le sois ou que je suis plus utile ailleurs. Je suis au service de la politique fédérale et de son président.

Vous n’allez pas arrêter en décembre comme on a pu l’entendre?

Non!

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Quels sont les objectifs de la tournée de novembre?

L’objectif c’est d’inverser une tendance négative après les trois lourdes défaites de la tournée en Afrique du Sud. On veut retrouver le goût de la victoire. L’équipe de France ne peut accepter ce niveau de performances, tout le monde partage ce constat, et on va prendre des mesures à court, moyen et long termes. Il faut renouer avec la victoire de manière significative, je ne donnerai pas de chiffre, je laisserai le staff fixer des objectifs. C’est aussi l’occasion, comme il y a des matches très rapprochés, d’une formidable revue d’effectif. On va voir des nouveaux visages, ça peut être très intéressants.

Pensez-vous qu’il faut donner les clés à la jeune génération?

Permettez-moi de laisser le don des clés à ceux qui ont les clés, c’est-à-dire le staff de l’équipe de France. Encore une fois, on a une chance inouïe. Cette tournée impose une revue d’effectif qui va permettre de voir ces nouveaux visages en responsabilité dans telle ou telle équipe. Les équipes seront annoncées. On va justement pouvoir évaluer les choses. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a des talents qui sortent, qui émergent, qui se montrent. Tout le monde les regarde avec beaucoup d’attention et de pétillance.

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Avez-vous de objectifs en termes de jeu?

Je suis partagé. Quand je vois le football qui se qualifie et qui est assailli de critiques… Nous j’aimerais bien qu’on gagne déjà. S’il y a la manière c’est évidemment mieux. On va faire le bilan à la fin. Des fois il y a des défaites qui ressemblent à des victoires, des victoires qui ne donnent pas la satisfaction qu’elles devraient donner. Aujourd’hui, je ne pense pas qu’on puisse gagner au rugby sans développer une qualité de jeu. Contre les Blacks, il faut jouer un bon rugby pour gagner. C’est plutôt la restriction du jeu qui met en vulnérabilité, et c’est par la qualité du jeu que viendra la victoire. Notre objectif, c’est déjà de retrouver le sourire autour de l’équipe de France, ce serait chouette.

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http://rmcsport.bfmtv.com/rugby/serge-simon-l-equipe-de-france-doit-partager-le-plus-et-le-mieux-possible-1278670.html

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