« Rennes c’est du Canada Dry : ça a la couleur d’un grand club, mais ça ne l’est pas. » Ce tacle est signé par un ancien entraîneur des Rouge&Noir, Frédéric Antonetti. Ce lundi, lors d’une journée très agitée en coulisses, le club breton n’a pas failli à sa réputation. Et si la confusion a régné autour du vrai-faux limogeage du président René Ruello, au-dessus, du côté de l’actionnaire principal, le brouillard est encore plus épais.

Tout était pourtant simple au départ. En 1998, le richissime homme d’affaire François Pinault, natif des Côte d’Amor, devient propriétaire du club via la holding Artémis. Amoureux de sa région, la Bretagne, et de son club le plus emblématique, il commence par investir beaucoup d’argent au point de de devenir en 2000 l’un des clubs les plus dépensier d’Europe au mercato estival.

François-Henri Pinault en première ligne dès 2001

Refroidi par les multiples bides (citons le plus mémorable d’entre eux, le Brésilien Severino Lucas acheté pour 21 millions d’euros) et l’absence de résultat, François Pinault ferme le robinet. Puis prend ses distances en 2001. Son fils, François-Henri, arrive en première ligne. « Avec François Pinault, physiquement, on se voyait deux fois par an, une fois au début de la saison, une autre fois au milieu, et puis il venait au stade à un ou deux matchs », résumait Frédéric Antonetti au Monde en 2014.

Pendant que le Stade Rennais empile les saisons sans trophées presque autant que les entraîneurs (Bölöni, Lacombe, Antonetti, Courbis, Montanier), François-Henri Pinault ne garde pas toujours la main. Le Stade Rennais, c’est d’abord le « bébé » de son père. Il tient, à distance, les commandes. « Nous vivons le match ensemble comme de vrais supporters, racontait FHP en 2012. On gueule, on s’engueule. Il est sanguin. Je suis mesuré. A la fin du match, je me charge d’appeler Pierre Dréossi, le manager du club (parti en 2013). C’est préférable. »

Ce lundi, c’est le fils de l’actionnaire du groupe Kering qui a oeuvré semble-t-il pour le départ de René Ruello, qui devrait être acté ce mardi matin, en attendant celui de Christian Gourcuff. Il a ainsi rencontré Olivier Létang à Londres. François Pinault, qui n’a pas réussi à faire gagner un titre aux Rouge et Noir, n’était pas au courant du changement de président, selon ce qu’il a dit à René Ruello. Prendra-t-il encore plus de distance dans les affaires rennaises ? 

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http://rmcsport.bfmtv.com/football/rennes-c-est-qui-le-patron-le-pere-ou-le-fils-pinault-1279414.html

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