Son premier match avec l’OM, réussi

Deux jours après s’être engagé avec l’OM, Patrice Evra est lancé dans le grand bain avec la réception de Montpellier, le 27 janvier 2017. Les Marseillais étrillent les Héraultais, Evra est impliqué sur le 2e but et, logiquement en manque de temps de jeu, il cède sa place en fin de match à Doria. L’ancien joueur de Manchester United ne le sait probablement pas, mais il vient de livrer l’un de ses meilleurs matchs avec l’OM. Et ils ne sont pas nombreux, comme ceux de Bixente Lizarazu avec l’OM entre juillet 2004 et janvier 2005. Mais en dehors du terrain, c’est incomparable. Patrice Evra a fait bien pire que Liza…

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Sa noyade face au PSG

Un mois plus tard (26 février), Patrice Evra est sur la pelouse du Vélodrome, titulaire, prêt à en découdre face à l’armada du PSG. Le joueur le plus expérimenté sur la pelouse boit la tasse, régulièrement dépassé par la vitesse des attaquants parisiens (notamment celle de Lucas, qui se laissera par terre en cours de rencontre). A tel point que Rudi Garcia est contraint de le remplacer à la mi-temps par Henri Bédimo. Et évidemment, l’OM prend l’eau (1-5).

Son clash avec Dugarry

Pas épargné par les critiques, Patrice Evra s’était déjà payé la presse, et notamment quelques consultants RMC Sport, comme Luis Fernandez à l’époque ou Rolland Courbis. Cette fois, c’est Christophe Dugarry qui en prend pour son grade, lors d’une interview accordée à SFR Sport. « Mon frère m’a dit, il faut que tu t’occupes de Duarig (Dugarry, ndlr).  Il ne faut pas dire son vrai nom. S’il a un problème avec moi, qu’il vienne à Marseille, on en parle, je le respecte. Champion du monde, champion d’Europe. Mais bon… je pense que, dans tout ça, c’est la seule personne au monde qui sait le nombre exact de poils pubiens que Zinedine Zidane a sur ses bijoux de famille » lâche-t-il dans un entretien avec William Gallas le 29 avril dernier.

Dans le Vestiaire, Dugarry rappellera à Evra que « faute de nous faire rêver sur le terrain, il essaie de nous faire rire en dehors. Même là, c’est raté. Il me fait quand même beaucoup plus rire sur le terrain depuis cinq mois avec son niveau de jeu assez médiocre. »

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Ses pompes en plein match

On est le 7 mai 2017. On dispute la 36e journée de Ligue 1 et l’OM reçoit Nice. A l’arrivée, c’est un succès pour les Phocéens (2-1) acquis grâce à… Patrice Evra. Fou de joie, l’ancien joueur de Monaco fête sa première réalisation en Ligue 1 sous le maillot marseillais en faisant… des pompes. « Parce que j’aime bien bosser », glissera-t-il en guise d’explication. Mais pas que. Avant de faire parler ses muscles, Evra mime un geste au niveau de son entrejambe : « Elles étaient lourdes, c’est rien ». Avant de se lâcher et d’en remettre une couche auprès de ses détracteurs.

« J’étais frustré quand physiquement, je ne pouvais pas donner le meilleur de moi-même. Certains en ont profité pour tacler mes qualités. Je me suis écarté du troupeau pour mieux lécher mes plaies… Et quand je reviens, c’est du Pat’! Les gens vont dire « il est arrogant ! » Mais non ! C’est quelqu’un qui a confiance en ses qualités. Je ne suis pas un voleur, j’ai rien volé dans ma carrière ! »

Ses vidéos et son slogan « I love this game »

C’est ce qui a, sans aucun doute, accéléré le divorce entre Evra et les supporters de l’OM. Alors qu’il peine, à 36 ans, à tenir son couloir gauche, à répéter les matchs et, depuis le début de la saison, à opposer une véritable concurrence à Jordan Amavi, Patrice Evra continue de se mettre en scène dans des vidéos qu’il publie sur ses réseaux sociaux. On le voit ainsi, dans le désordre, se faire coacher lors d’une séance en salle par Nicolas Anelka, chanter dans sa voiture, se filmer avec un singe ou un panda, ou encore en train de donner à manger à un mendiant, avec une phrase qu’il érige très vite en slogan « I love this game ». Phrase très vite raillée par des supporters de moins en moins tolérants à son égard.

Ses très mauvaises performances

Hélas pour Evra, il n’y a pas eu que les vidéos ou son match raté contre le PSG à son actif. L’ancien capitaine des Bleus a multiplié les prestations décevantes et indigentes lors de ses dix mois passés sous les couleurs olympiennes. A Nantes (12 février), Evra est dépassé par les événements. Mais, plus proche de la fin de son aventure marseillaise, la venue de Rennes au Vélodrome (défaite 1-3) est un nouveau calvaire pour lui.

Rescapé de la fessée reçue à Monaco (6-1, il n’a pas joué), Evra annonce pourtant la couleur avant le match, en exhortant ses coéquipiers à se reprendre contre Rennes. « On a parlé, maintenant il faut assumer. » Débordé, lui n’assumera pas la défense de son couloir. Et il provoque indirectement la surprise générale chez tous les observateurs, y compris chez les Rennais, lorsque Rudi Garcia décide de remplacer Hiroki Sakai après 36 minutes de jeu. Plutôt que lui.

Son coup de pied à un supporter

Evidemment, les dix mois passés par Patrice Evra à l’OM s’achèvent sur ce vilain geste asséné pendant un échauffement, juste avant le match de Ligue Europa entre l’OM et le Vitoria Guimaraes, le 2 novembre dernier. Copieusement insulté par des supporters marseillais, Evra tente une première fois de s’expliquer puis finit par craquer, assénant un coup de pied à l’un d’entre eux, avant d’être immobilisé par ses coéquipiers. Ce geste lui vaudra d’être exclu avant le match. Ce geste a entraîné ce vendredi la rupture de son contrat à l’OM (à l’amiable) et sa suspension de toutes compétitions européennes jusqu’à la fin de la saison.

http://rmcsport.bfmtv.com/football/que-peut-on-retenir-du-passage-d-evra-a-l-om-c-etait-pire-que-lizarazu-1300482.html

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