Il y a eu l’Euro de basket masculin en 2015, celui de foot en 2016, le Mondial de hand cette année. Et le programme à venir est aussi alléchant: Euro féminin de hand et Ryder Cup en 2018, Coupe du monde féminine de foot en 2019, Mondial de rugby en 2023, Jeux olympiques en 2024,… Un enchaînement impressionnant, surtout après une période de vache maigre, symbolisée par les échecs de Paris dans la course aux JO 2008 et 2012.

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« Une prise de conscience des pouvoirs publics »

« En ce moment la France a la main chaude, souligne Virgile Caillet, délégué général de la FIFAS (Fédération Française des Industries du Sport et des Loisirs). C’est une démarche volontaire de la part de la France. Il y a une prise de conscience des pouvoirs publics depuis deux ou trois ans sur l’importance ces grands évènements sportifs internationaux. C’est plus de 50 milliards d’euros par an et la France passait à côté de cette manne très importante sur les retombées économiques. Donc les pouvoirs publics ont incité un certain nombre de fédérations à se porter candidates. On en voit aujourd’hui les conséquences. »

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Un état des lieux et un changement de mentalité partagés par Bernard Lapasset, ancien président de World Rugby et co-président de Paris 2024. « La France est un Etat aujourd’hui qui remplit les stades et donne satisfaction à tous ceux qui s’intéressent au sport. C’est un marché énorme, une aventure énorme, c’est tout ce qu’on peut considérer de mieux pour une France qui bouge, qui se réunit, qui participe pleinement aux succès de ces champions. C’est un équilibre dans lequel la France est entrée aujourd’hui avec beaucoup de force, de détermination et pourvu que ça dure. L’important est qu’on soit capable d’assumer ces responsabilités jusqu’au bout et qu’on porte l’ambition de la France au plus haut niveau. »

Une prise de conscience sur le lobbying

La prise de conscience des dirigeants français a eu lieu en juillet 2005, lors du cuisant échec à l’organisation des JO 2012 face à Londres. Car si la France avait de nombreux atouts, elle laissait de côté le lobbying. « La France a toujours eu des dossiers techniques irréprochables, rappelle Virgile Caillet. Globalement, on est plutôt très bons dans l’organisation technique et la construction du dossier. En revanche on a toujours pêché par une forme un peu d’arrogance, où on ne considérait pas la partie d’influence, ce que les Anglais appellent lobbying. Nous, parfois on y met une connotation un peu péjorative mais la dimension de stratégie d’influence est essentielle. De ce point de vue-là, la France a largement progressé. »

« Des succès populaires et désormais économiques »

Les succès d’évènements comme l’Euro 2016 de football ont-ils également contribué à donner de la crédibilité à la France dans le domaine des grands évènements sportifs? Virgile Caillet analyse cette théorie du cercle vertueux, de la victoire qui appelle la victoire. « Il n’y a pas forcément d’effets mécaniques, néanmoins il y a des effets très concrets, logiques, factuels, sur l’expertise de la France en matière d’organisation de grands événements sportifs internationaux. C’est la vérité, ce sont toujours des succès. Des succès populaires et désormais économiques, car on prend le soin d’évaluer les retombées économiques. C’est tout à fait nouveau. »

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http://rmcsport.bfmtv.com/rugby/pourquoi-la-france-rafle-toutes-les-plus-grandes-competitions-sportives-1304582.html

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