C’est une affaire qui avait fait grand bruit autour des bassins. Le 6 juillet dernier, Romain Barnier, entraîneur au Cercle des nageurs de Marseille, avait été suspendu six mois de ses fonctions par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Il était reproché à ce dernier de s’être opposé à l’exécution d’un contrôle antidopage inopiné sur deux de ses nageurs, en octobre 2016, à Marseille. Une décision confirmée vendredi par le juge des référés du Conseil d’État, qui a rejeté l’appel de Barnier.  

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« Je regrette (la décision du Conseil d’État) mais je la respecte »

Ce samedi, l’ex-nageur, resté muet jusque-là, est revenu sur cette affaire pour la première fois dans les colonnes de La Provence, plaidant sa « bonne foi » et refusant tout amalgame avec le dopage: « Je regrette (la décision du Conseil d’État) mais je la respecte », a-t-il affirmé, avant de livrer sa version de l’histoire, survenue le 18 octobre 2016. « Il était 9h30. (Les agents de l’AFLD) étaient là initialement pour le water-polo. Mais ils n’ont pas trouvé l’équipe qu’ils étaient venus tester. Comme ils avaient un deuxième ordre de mission au cas où les poloïstes ne s’entraînaient pas, ils se sont rabattus sur trois nageurs parmi les seize que l’on entraîne. Le temps qu’ils arrivent au bord du bassin, il était aux alentours de 9h50. La séance avait démarré à 7h45 et était terminée pour 95% de l’équipe. Il ne restait donc que deux athlètes en train de s’entraîner, plus un autre au bord qui s’étirait et commençait à s’en aller. (…) J’étais surpris, car c’est la première fois en dix ans qu’ils viennent après l’entraînement. »

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« J’ai demandé s’il y avait la possibilité de patienter »

Barnier poursuit: « Ça posait un problème pour l’une de nos athlètes qui avait rendez-vous juste après chez un ostéopathe qui n’en donne pas facilement ». Et de préciser: « Il faut savoir que lorsque c’est un contrôle sanguin, on doit rester deux heures sur place. La compétition (les championnats de France en petit bassin, ndlr) approchait et cela m’embêtait qu’elle rate ce rendez-vous. J’ai donc demandé s’il y avait la possibilité de patienter et de faire le contrôle en début d’après-midi. » Avec l’issue que l’on sait.

« J’ai insisté pour préciser le motif de ma signature et donner notre emploi du temps afin que les agents puissent revenir, assure Barnier. J’ai signé et les agents sont partis. » Il regrette « que les contrôleurs n’aient pas fait preuve d’une meilleure maîtrise que (lui) de la situation ».

« Il faut savoir assumer »

« Quand on fait une erreur, il faut savoir l’assumer, dit-il. (…) Ce n’est pas du dopage. Je ne suis pas un tricheur. Mais ceux qui me connaissent, mes proches, mes collaborateurs, les athlètes, l’ensemble du club… tous le savent déjà! Je n’ai pas choisi de faire de la natation pour tricher! Je n’ai jamais masqué quoi que ce soit. »

En attendant, Barnier, qui était candidat au poste de Directeur technique national (attribué à Julien Issoulié), assure désormais qu’il respectera « scrupuleusement la sanction prononcée ».

http://rmcsport.bfmtv.com/natation/natation-romain-barnier-reconnait-une-erreur-mais-refuse-l-etiquette-de-tricheur-1243106.html

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