Le contexte

Vous reprendrez bien un peu de « Fedal » ? Classique des années 2000, le choc entre Roger Federer et Rafael Nadal est revenu dans les bacs, sous la forme d’un hit, au début de l’année 2017. Une finale en forme d’apothéose, remportée par le Suisse, de retour au sommet. Mais ce ne fut pas la seule. A Miami, c’est encore Federer qui avait pris le meilleur pour s’offrir un triplé Open d’Australie-Indian Wells-Miami inédit depuis 2006. Indian Wells, c’est même une correction que l’ancien numéro un mondial avait infligée à son meilleur ennemi en 8e de finale (6-2, 6-3). L’homme du début de saison, c’était lui. Indiscutablement.

Mais, depuis, le vent a tourné. Et désormais, la météo est clairement en faveur de « Rafa ». Redevenu numéro un mondial, il a surtout remporté le dernier US Open avant d’enchaîner sur Pékin. Seize victoires de rang, sa meilleure série de l’année, et une confiance hors-norme. Voilà l’animal Nadal de retour et, cette fois-ci, la dynamique est de son côté.

Surtout, ses victoires face à Marin Cilic en demie et Grigor Dimitrov en quarts, pleines d’enseignements, ont prouvé qu’il avait toute la panoplie du grand Rafa. De son côté, Federer n’a pas forcé son talent mais semble clairement moins aérien que lors de sa première partie de saison. En demie, il a dû batailler trois manches contre Juan Martin Del Potro. Mais au moins semble-t-il physiquement à 100%, contrairement à la tournée américaine.

Pour les deux, cette finale est importante. Pour Nadal, d’abord. Un quatrième revers en quatre matches cette saison face à son meilleur ennemi fragiliserait son statut d’homme de l’année, quand bien même il est numéro un au plan comptable. Pour Federer, c’est aussi sans doute la dernière chance d’entretenir un semblant de suspense dans la course au trône en fin de saison. Et l’occasion, aussi, de se rapprocher un peu plus du cap mythique des 100 titres…

Rafa Nadal à Shanghai

Rafa Nadal à ShanghaiGetty Images

Face-à-face : Avantage Nadal mais…

On ne retracera pas ici l’intégralité des duels entre les deux champions les plus titrés de l’histoire du Grand Chelem, sans quoi nous serons déjà en 2018, le temps de finir. Ce sera dimanche le 38e affrontement, et le 24e en finale. Trois finales entre eux dans une même saison, c’est d’ailleurs une première depuis 2008. Nadal a l’avantage comme il l’a depuis le début de leur rivalité puisque Federer n’a jamais mené dans leur tête à tête historique.

Une statistique assez incroyable, quand on songe que le Majorquin avait 17 ans lors de leur premier duel, et que trois de leurs quatre matches initiaux ont eu lieu sur dur. Reste que, si l’on ôte la terre battue, où l’avantage de l’Espagnol est colossal (13-2), les débats en dehors de l’ocre sont bien plus équilibrés : 12-10 pour Federer. Surtout, le Suisse a remporté leurs quatre dernières rencontres, dont trois sur cette seule année 2017.

Leur parcours

RAFAEL NADAL

  • 2e tour : bat Jared Donaldson (6-2, 6-1)
  • 3e tour : bat Fabio Fognini (6-3, 6-1)
  • Quart de finale : bat Grigor Dimitrov (6-4, 6-7, 6-3)
  • Demi-finale : bat Marin Cilic (7-5, 7-6)

ROGER FEDERER

  • 2e tour : bat Diego Schwartzman (7-6, 6-4)
  • 3e tour : bat Alexander Dolgopolov (6-4, 6-2)
  • Quart de finale : bat Richard Gasquet (7-5, 6-4)
  • Demi-finale : bat Juan Martin Del Potro (3-6, 6-3, 6-3)

3 stats à avoir en tête

0. Comme le nombre de fois où Rafael Nadal a gagné à Shanghai. Finaliste en 2009, il pourrait s’offrir une grande première. Il n’est jamais trop tard.

30. Comme le nombre de Masters 1000 remportés par l’Espagnol en carrière. Un record qu’il détient avec un certain Novak Djokovic. Une victoire dimanche lui offrirait la tête. Toujours plus haut. Roger Federer, lui, en compte 26 au compteur et peut donc revenir à trois longueurs du duo serbo-espagnol.

2 760. L’avance dont disposera Nadal sur Federer à la Race s’il s’impose en finale dimanche. Autant dire que la messe serait quasiment dite. Pour finir numéro un, il faudrait alors que le Bâlois fasse le plein et s’impose à Bâle (500 points), Bercy (1 000 points) et au Masters si possible sans perdre un match (1 500) tout en espérant que son rival ne gagne qu’un minimum de rencontres de son côté. Plus qu’improbable.

Rafael Nadal et Roger Federer avant leur finale à Miami, en avril 2017

Rafael Nadal et Roger Federer avant leur finale à Miami, en avril 2017Getty Images

Ils l’ont dit

Rafael Nadal :

«  Je suis vraiment très content parce que je joue vraiment à un très haut niveau. Je suis tout proche de mon meilleur niveau sur dur. Face à Marin, c’était un très, très bon match.« 

Roger Federer :

«  Rafa et moi avons le même état d’esprit en ce moment. Je l’ai vu lors de notre double en Laver Cup : dans les moments importants, il n’y a aucune panique, aucun sentiment d’urgence.« 

Notre avis

La dernière fois que Rafael Nadal et Roger Federer sont apparus ensemble sur un court, ils étaient du même côté du filet, lors de leur « fameux » double en Laver Cup. Mais on préfère quand même les voir face à face. Federer a pour lui ses références récentes contre l’Espagnol. Mais, mine de rien, le premier trimestre est loin désormais.

Depuis, Nadal a regagné des titres et, plus important encore pour lui, il a regagné sur dur. Sur la dynamique du moment, le numéro un mondial a nos faveurs. Il évolue à un niveau qu’on ne lui avait plus connu sur surface rapide depuis au moins quatre ans. Et sa confiance est telle que, dans les moments chauds qui ne manqueront pas d’arriver, il saura trouver les solutions. Reste un élément : la météo. Si la pluie est de la partie, et cela est loin d’être impossible selon les prévisions, la finale se jouera dans des conditions indoor. Et ça, ce serait autant une bonne nouvelle pour Federer qu’une mauvaise pour Nadal…

http://www.eurosport.fr/tennis/masters-shanghai/2017/nadal-federer-le-retour-du-blockbuster_sto6366884/story.shtml

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