« L’idée, c’est d’essayer d’ouvrir l’équipe de France et qu’elle soit le plus partagée possible ». La phrase est signée du vice-président de la Fédération Française de Rugby, Serge Simon. Et elle annonce une politique de communication accrue en ce qui concerne la période des tests-matchs du mois de novembre, face à la Nouvelle-Zélande (deux fois), l’Afrique du Sud et le Japon.

Le XV de France va donc multiplier les ouvertures, que ce soit vers le public, les partenaires mais aussi les médias. Globalement, on peut considérer qu’il y aura du monde autour des Bleus de manière quotidienne à Marcoussis.

Rassemblés le 29 octobre, staff et joueurs verront leur entraînement ouvert au public le 4 novembre. Des écoles de rugby seront présentes. Les partenaires économiques de la FFR seront aussi invités tout au long du rassemblement. Et les médias vont aussi profiter de ce virage.

Présents sur deux entraînements par semaine depuis le début du mandat de Guy Novès (un en début de semaine et quelques minutes pour l’entraînement du capitaine à la veille du match), les journalistes auront trois, voire quatre fenêtres pour observer les Bleus.

Et la quasi totalité des joueurs viendront aux points presse tout au long de la semaine précédant le match. Alors que jusqu’ici, les modalités imposées ne permettaient de voir que cinq joueurs et le capitaine. De quoi alimenter presse, télés et radios en sujets. Et d’espérer voir les Bleus un peu partout dans les médias.  

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Novès et le staff lâchent du lest

Mais ceci n’est pas nouveau. Depuis la fin de la tournée en Afrique du Sud, après des réunions, un cahier des charges a été établi. Le staff du XV de France n’est donc pas mis devant le fait accompli. Depuis plusieurs semaines, c’est entendu.

Penchés sur le jeu à mettre en place et les joueurs à sélectionner (la liste sera dévoilée le 25 octobre), on imagine que Guy Novès et ses adjoints n’ont actuellement pas de temps à perdre à négocier plus ou moins d’ouverture vers l’extérieur.

Mais par principe, et parce qu’il a toujours pensé qu’un jeune joueur pouvait laisser de l’énergie à aller s’épancher devant les journalistes, Guy Novès était toutefois contre ce changement. Historiquement adepte du « pour vivre heureux, vivons cachés », il a accepté, mais n’a pas caché sa réticence.

De quoi légèrement atténuer les propos de Serge Simon, qui déclarait ce week-end que « cette nouvelle disposition autour de l’équipe de France s’est évidemment faite avec lui, avec son accord et sur quelques-unes de ses propositions… Tout ça s’est fait en encore total avec le staff de l’équipe de France ». La vérité est plus nuancée.

Mais le consensus est validé et tout le monde avance. C’est peut-être là l’essentiel. Les dirigeants satisfaits de pouvoir montrer la vitrine du rugby français (« L’équipe de France est un outil très important dans la politique fédérale. Un outil de rayonnement, de développement de la pratique et de développement économique », dit Serge Simon). Et le sportif tourné vers les matchs. Chacun à sa tâche.

VIDEO >> Le périple sibérien du Stade Français et de l’UBB

http://rmcsport.bfmtv.com/rugby/le-xv-de-france-joue-l-ouverture-malgre-quelques-reticences-1279288.html

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