Jean-François Larios brise un tabou dans le football professionnel. Celui du dopage. Milieu de terrain aux 17 sélections, l’ancien joueur de Saint-Etienne (1973-77, puis 1978-82) reconnaît avoir eu recours à la prise de Captagon, un stimulant de la famille des amphétamines, durant ses passages à l’ASSE et à Bastia (1977-78). « Je peux vous l’avouer aujourd’hui: je me suis dopé, confesse-t-il dans son autobiographie parue ce mercredi dont les meilleures feuilles ont été publiées dans L’Equipe. La première fois que j’ai touché au dopage, c’était avant mon premier grand match de Coupe d’Europe. Face au PSV Eindhoven (le 20 octobre 1976). Les Néerlandais, comme les Allemands d’ailleurs, étaient alors physiquement en avance sur tout le monde. Un des membres du corps médical de l’ASSE m’a tendu une pilule dans le vestiaire, avant l’échauffement: “prends des vitamines. C’est pour te motiver.” J’ai avalé le cachet, sans trop vraiment comprendre de quoi il s’agissait. Une fois sur le terrain, j’ai senti une montée en puissance pendant un moment. »

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« Le Captagon te bousille aussi les neurones »

Le milieu, qui est ensuite passé après les Verts par l’Atlético de Madrid, Montréal, Neuchâtel Xamax, l’OL, Strasbourg, Nice et Montpellier, poursuit sa confession. « J’ai repris du Captagon par la suite. Mais j’insiste: pas régulièrement, seulement pour les grands matchs. Et y compris à Bastia où je devais jouer tous les trois jours jusqu’en finale de la Coupe UEFA (face au PSV Eindhoven en 1978). En toute connaissance de cause, cette fois-ci. J’ai définitivement arrêter de gober des pilules de Captagon quand j’ai quitté les Verts, au creux de l’hiver 1983. Ça t’aide physiquement, mais ce n’est pas ça qui te fait mieux joueur au foot. Surtout, ce machin t’attaque le cerveau. Car les effets qu’il produit vont à l’encontre du fonctionnement de ton corps: le jour où tu touches à ton corps, tu le dérègles, il est obligé de compenser, et ça entraîne des dommages. (…) Le Captagon ne t’attaque pas seulement sur le plan physique. Il te bousille aussi les neurones. » L’autobiographie de Jean-François Larios, « J’ai joué avec le feu », est parue ce mercredi.

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http://rmcsport.bfmtv.com/football/larios-ancien-international-francais-reconnait-s-etre-dope-1304907.html

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