Enfin ! Le consensus tant attendu s’est affiché en grand, jeudi en fin de journée au CNR de Marcoussis. Après quelques bégaiements, l’Observatoire médical du rugby a réuni l’ensemble des acteurs autour d’un objectif commun : réfléchir aux évolutions à apporter pour mieux protéger la santé des joueurs, quels que soit leur âge ou leur niveau de pratique. Autour de la table, sous l’égide de la FFR et de la LNR, étaient donc réunis la DTN, Provale, les entraîneurs (Tech XV), les clubs professionnels (UCPR), les arbitres (Direction de l’arbitrage), mais aussi des personnalités du monde médical ou sportif.

« Même l’assureur » était présent a tenu à souligner le Docteur Thierry Hermerel, président du comité médical de la FFR. A l’heure du bilan, tous les acteurs ont affiché leur satisfaction. « Il n’y a qu’un seul consensus, a martelé Bernard Dusfour, président de la commission médical de la LNR, c’est la santé du joueur de rugby. Aujourd’hui, on est bien parti pour avancer. Tout le monde va se mettre au travail. Ce n’est pas juste pour se faire plaisir que de le dire. » Un sentiment partagé par le docteur Hermerel : « La première réussite, c’est effectivement d’avoir été tous ensemble autour de la table. »

Des groupes en fonction du niveau de pratique

Le programme était riche. Très riche. Objectif : prendre en compte tous les aspects du jeu et de son environnement pour diminuer le nombre de blessures, notamment les commotions cérébrales. La journée avait été scindée en deux parties bien distinctes : la matinée était consacrée aux joueurs professionnels et les discussions de l’après-midi ont porté sur le rugby amateur.

A l’issue de cette longue journée, il a été décidé de créer des groupes de travail. La méthodologie n’a pas été de traiter les pathologies indépendamment les unes des autres. Mais plutôt, alors que la question des commotions cérébrales se pose avec acuité, d’apporter une réponse globale, centrée sur le joueur et sur le jeu, de l’école de rugby au monde professionnel. Quatre groupes de travail ont donc été créés : « école de rugby (moins de 14 ans) », « joueurs amateurs (cadets, juniuors, séniors) », « filière haut-niveau (pôles espoirs, centres de formation …) » et « joueurs professionnels ». Un cinquième groupe sera chargé de la méthodologie de recueil transversal. Chacun de ces quatre groupes comprend a minima un médecin, un arbitre, un représentant des joueurs, ainsi qu’un membre de la DTN, qui sera le rapporteur du groupe.

Propositions de réformes communiquées en avril 2018

Un échéancier a été fixé. Chacun des groupes de travail devra être en mesure de formuler des propositions de réformes en janvier 2018 avant que des recommandations soient restituées par l’observatoire en avril 2018. A charge ensuite aux institutions de tutelles (FFR et LNR) de suivre (ou pas) ces préconisations. Mettre en place dès la saison prochaine de mesures concrètes pour permettre une diminution du nombre de blessures et, notamment, de commotions cérébrales est l’objectif affiché. Un objectif ambitieux, quand on sait combien les lourdeurs réglementaires et administratives peuvent parfois être longues. Mais au moins, pour une fois, tout le monde a semblé se tourner vers un seul et même but.

http://www.rugbyrama.fr/rugby/rugby-la-sante-avant-tout-enfin-le-mot-d-ordre_sto6372657/story.shtml

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