Le souci du détail. Voilà pourquoi Samuel Jouy est venu trouver Souleymane M’Baye au moment de lancer son premier projet en tant que réalisateur. Pour que « Sparring« , en salles le 31 janvier, soit un vrai film de boxe. Avec des crochets qui claquent, de la sueur et des visages qui marquent. « On m’a appelé sur ce film pour voir si les coups étaient réalisables. Donc j’ai veillé à ça durant le tournage », explique le double champion du monde WBA des super-légers (2006, 2007), qui incarne Tarek M’Barek, une star de la boxe préparant son grand retour sur le ring.

« Il y a tout de suite une compétition avec Kassovitz »

Et la mission, sa première en tant qu’acteur, a été prise très au sérieux. Quitte à reprendre de volée Mathieu Kassovitz, qui enfile les gants de Steve Landry, un de ses sparring à l’écran. « A un moment, Mathieu se fait toucher au foie, et tout de suite après, il se relève et il part. Donc je leur dit: « Stop! Ça, ça n’existe pas », explique M’Baye. Mathieu me répond: « Laisse tomber, tu ne connais rien, c’est du cinéma ». Je dis ok. Alors on remet les gants. Et là, je lui place un autre coup au foie. Mais un vrai coup! Il lutte pour se relever et je lui dis: « Donc maintenant, fais comme tout à l’heure ». Et il me répond: « Je ne peux pas… » »

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Entre le héros du « Bureau des Légendes » et l’ancien crack du ring, le feeling est naturel. Les deux grandes gueules sympathisent au premier regard. Et se tirent mutuellement vers le haut. « Avec Mathieu, il y a tout de suite eu une compétition, explique celui qui a également été champion d’Europe en 2002 et 2009. Lui voulait être boxeur et moi je voulais être acteur. Chacun devrait se débrouiller au mieux dans son domaine. Ça m’a beaucoup aidé. »

« Il est sorti des fois avec des cocards »

Malgré ces affinités, le duo n’hésite pas à se rentrer dedans. Kassovitz réclame des vrais coups et M’Baye lui en donne. Quitte à le malmener un peu physiquement. « Je l’ai vraiment tapé et lui voulait ça. Il voulait que ça soit vrai, témoigne le puncheur de 42 ans. Il s’était préparé pour ça. D’ailleurs, il est sorti dès fois avec des cocards. Les coups n’étaient pas répétés. Je lui tire mon chapeau pour ça. Moi, je ne l’aurais pas fait. C’est du suicide. »

A la fin du tournage, il propose au réalisateur de « La Haine » de se tester sur un vrai combat. Défi relevé. L’été dernier, Kassovitz dispute un match en trois rounds à Deauville, avec M’Baye dans son coin. Le natif de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), lui, attend qu’on lui propose d’autres expériences au cinéma. « L’idée, c’est le challenge, glisse-t-il. J’aimerais décrocher un rôle qui va au-delà du sportif, tester autre chose.  Pour voir si j’ai quelque chose à faire dans ce métier ou pas. »

Alexandre Jaquin avec Maxime Deloffre

http://rmcsport.bfmtv.com/boxe/j-ai-vraiment-tape-kassovitz-souleymane-m-baye-raconte-le-tournage-du-film-sparring-1362849.html

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