La victoire face à la Norvège

« Ça a été une soirée agitée, clairement. On a tremblé. La Norvège nous a mis à mal. Malgré un match qui avait bien démarré, on s’est retrouvé, par des approximations, quelques pertes de balle inhabituelles ou un peu de manque de réussite sur des situations favorables, à faire la course derrière. (…) On s’est accroché très, très fort parce qu’on connaissait l’importance de ce résultat entre deux prétendants au carré final. On savait qu’il fallait jeter toutes nos forces dans la bataille et essayer de s’accrocher à tout ce qui pouvait être encore rattrapable. Les garçons ont été fantastiques de générosité dans ce dernier quart d’heure. Même si, dans les débats, on n’a pas toujours été à notre avantage, on les a usés petit à petit. On a fini en étant plus fringants, plus efficaces. Des matches de ce niveau-là se jouent souvent sur des petits riens. »

À lire aussi >> Les Bleus célèbrent « une victoire de guerriers » face à la Norvège

La stratégie défensive payante

« On avait préparé cette défense-là (dite « 1-5″, avec un joueur avancé et cinq plus en retrait) depuis le début de nos retrouvailles, fin décembre, à Capbreton. Durant la Golden League, qui a été le théâtre de notre préparation, on s’est gardé de montrer qu’on était en train de travailler sur cette défense-là pour la garder en botte secrète sur ce match. En plein entraînement, alors qu’on était en pleine révision de notre défense, on a vu débarquer une cohorte de journalistes avec des caméras. On s’est dit: ‘Ah, on a un petit problème !’. »

À écouter >> les podcasts de l’émission Intégrale Sport

La nouvelle génération

« Je suis assez d’accord avec l’analyse qui dit qu’on s’appuie sur un noyau de quatre joueurs (Luc Abalo, Michaël Guigou, Nikola Karabatic et Cédric Sorhaindo) qui sont à la fois très performants et très expérimentés, qui ont connu ensemble énormément de choses et sur lesquels reposent véritablement le projet. Mais pour gagner un championnat d’Europe, on aura besoin d’autre chose que ça. On aura besoin que nos jeunes talents soient aussi à leur meilleur niveau. C’est la complexité de l’équation. Oui, on a beaucoup de talent. Oui, on a beaucoup de ressources à notre disposition. Et, en même temps, on a des joueurs qui n’ont pas eu l’occasion, par le passé, de porter autant de responsabilités, qui n’ont pas eu autant de jeu à gérer. On s’attelle au quotidien à les préparer au mieux, à les mettre dans des conditions où ils pourront exprimer leurs qualités et apporter leur contribution au projet commun. »

À lire aussi >> France-Norvège, le film du match et les réactions

L’utilisation d’Abalo

« Pourquoi il n’est pas entré en première mi-temps face à la Norvège ? C’était une option stratégique qui nous a fait commencer le match avec Valentin (Porte), qui nous donne aujourd’hui des gages de stabilité et de performance autant à l’aile que sur le poste d’arrière. Quand on voit le rendement de ‘Lucho’ (le surnom d’Abalo) en deuxième période, on se rend compte que sa performance a été déterminante dans la bascule du score en fin de match. »

VIDEO >> Les Experts de retour sur les terres de leur naissance

http://rmcsport.bfmtv.com/handball/guillaume-gille-on-aura-besoin-que-nos-jeunes-talents-soient-aussi-a-leur-meilleur-niveau-1348952.html

0 Comments

Leave a Comment

Login

Welcome! Login in to your account

Remember me Lost your password?

Lost Password