1. La force de l’habitude

Si Clermont n’est pas un habitué de ces débuts de saison chaotiques, il n’a pas, non plus, toujours abordé la compétition européenne dans les meilleures dispositions. Prenez, l’an dernier : après des débuts tonitruants à l’extérieur (victoire à Montpellier, matches nuls à La Rochelle et Paris), l’ASMCA était rentrée dans le rang avant l’arrivée de la Coupe d’Europe. « Il va falloir retrouver nos standings si on ne veut pas passer à côté de la Coupe d’Europe », clamait Azéma avant le déplacement à Exeter, en ouverture de la Champions Cup. Résultat : une sainte rouste infligée aux futurs champions d’Angleterre, sur leur pelouse (35-8). L’année précédente obéissait aux mêmes schémas. En matière de Coupe d’Europe, le savoir-faire des Auvergnats est grand.

L'essai de Nick Abendanon (Clermont) face à Exeter

L’essai de Nick Abendanon (Clermont) face à ExeterAFP

2. Parra-Lopez à la barre

Si elle semble aujourd’hui plus dépendante de ses individualités qu’en d’autres temps, l’ASMCA pourra se reposer sur une charnière qui maintient le cap, sur la mer agitée de ce début de saison. Capitaine désormais installé en l’absence de Damien Chouly (opéré des cervicales), Morgan Parra n’a jamais semblé avoir une telle emprise sur son équipe. Avec l’âge, il semble aussi avoir tempéré ses ardeurs pour se faire plus meneur. A ses côtés, la belle forme de Lopez se confirme. Grand artisan du titre l’an dernier, le Mauléonnais est notamment à créditer d’une très belle performance, dimanche dernier sur la pelouse de Toulouse. Ces deux-là auront un rôle important à jouer pour espérer l’emporter aux Ospreys, dimanche soir.

Morgan Parra (ASM Clermont) - août 2017

Morgan Parra (ASM Clermont) – août 2017Icon Sport

3. Raka de retour

Les chiffres sont clairs : Raka, cette saison, ce sont cinq essais en quatre matchs joués. Et quand il n’était pas à la conclusion, le Fidjien était souvent à la création. Écarté des terrains par une blessure musculaire, le Fidjien supersonique sera bien sur la pelouse, dimanche à Swansea. Avec lui, une action anodine peut devenir un essai.

Virimi Vakatawa à la lutte à la course avec Alivereti Raka

Virimi Vakatawa à la lutte à la course avec Alivereti RakaGetty Images

4. Le souvenir de 2016

La campagne européenne 2015-2016 des Clermontois avait été franchement ratée, avec une élimination dès les phases de poule (la seule depuis neuf ans, tout de même). Et si on retiendra l’ultime défaite, à domicile face aux Bordelais et qui avait précipité l’élimination, l’échec aux Ospreys la semaine précédente valait au moins autant. Au pays de Galles, en janvier 2016, les Auvergnats pouvaient faire un pas vers la qualification. Ils avaient finalement sombré, ne ramenant même pas le point de bonus défensif. Ils sont donc prévenus.

Sam Davies (Ospreys) exulte après la victoire contre Clermont - 15 janvier 2016

Sam Davies (Ospreys) exulte après la victoire contre Clermont – 15 janvier 2016Icon Sport

5. Les Ospreys, un adversaire qui peut leur convenir

Deux choses : tout d’abord, les Ospreys connaissent un début de saison particulièrement chaotique avec une seule victoire en six rencontres. Ensuite, leur profil peut convenir aux Auvergnats. Moins lourds que les Saracens, le Munster ou le Leinster, particulièrement tournés vers l’offensive, les Gallois ne ferment jamais le jeu. Ce qui peut les rendre dangereux mais, aussi, les oblige à s’exposer. Avec des flèches comme Raka, Penaud ou Yato en cours de jeu, les Clermontois auront de quoi en profiter.

http://www.rugbyrama.fr/rugby/champions-cup/2017-2018/rugby-champions-cup-5-raisons-de-croire-au-reveil-clermontois_sto6366117/story.shtml

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