Entre Michaël Guigou, Nikola Karabatic ou Luc Abalo, Didier Dinart et Guillaume Gille avaient un éventail de choix assez large. Mais les entraîneurs de l’équipe de France ont finalement tranché pour un profil tout aussi expérimenté mais moins attendu, moins médiatique, au moment de désigner leur capitaine pour l’Euro 2018. 

Contre la Norvège, vendredi soir, le pivot du FC Barcelone (33 ans) a donc porté le brassard lors de la première victoire (sur le fil) des Bleus dans la compétition (32-31). Une demi-surprise seulement: le pivot martiniquais évolue régulièrement comme capitaine au FC Barcelone, une fonction qu’il partage avec Victor Tomas et Raul Entrerrios. 

Un « rôle de grand frère » 

« En soi, quand on choisit un capitaine, c’est qu’on estime que c’est la personne appropriée, a justifié Dinart, son ancien partenaire chez les Bleus. Après, ça aurait très bien pu être Nikola (Karabatic) ou quelqu’un d’autre. Mais c’est vrai que c’est un joueur qui est exemplaire de manière générale. Qui suit un peu la philosophie de l’équipe de France en accompagnant les jeunes. » 

Ce rôle d’ancien a pesé au moment de la décision. « On sait très bien qu’on est dans l’urgence, on parle toujours d’urgence quand on parle d’équipe de France, a souligné Dinart. L’équipe de France à besoin d’intégrer ces jeunes au plus vite. C’est vrai qu’il joue quand même ce rôle de grand frère qui est essentiel au sein de l’équipe de France. »

À lire aussi >> Guillaume Gille: « On aura besoin que nos jeunes talents soient aussi à leur meilleur niveau »

Une discussion avec Karabatic

Le rôle aurait pu convenir à Karabatic, leader technique et médiatique de cette équipe de France depuis de nombreuses années. « On a discuté, on a longuement échangé, a expliqué Sorhaindo. Tout le monde sait qu’on a une grande amitié, qui dépasse les limites du terrain. Niko a déjà l’image du handball et a tout pour lui. Il m’a toujours dit depuis 2009 de sortir de l’ombre. Et avec le travail dans l’obscurité que je fais, il a voulu me mettre un peu plus sous la lumière. En ayant la confiance de Niko, du staff, des dirigeants et des joueurs. Je dois maintenant apprendre à être un bon capitaine. » 

À lire aussi >> Les Bleus célèbrent « une victoire de guerriers » face à la Norvège

Ancien sélectionneur de l’équipe de France et désormais consultant pour RMC, Daniel Costantini a salué le choix de ses successeurs. « C’est le stéréotype du handballeur martiniquais avec énormément de qualités physiques, a-t-il estimé. Avec une gentillesse extraordinaire et avec une discrétion incroyable. Sauf que maintenant, il est capitaine. Donc je suppose que dans le vestiaire, on doit l’entendre beaucoup. Et sur le terrain, il fait figure d’exemple. Il ne se met jamais en premier. Il n’essaye pas de briller pour lui-même. Il essaye toujours de briller pour l’équipe et d’apporter un soutien aux jeunes joueurs. »

« Un capitaine parfait » selon Costantini

« Moi, je pense que c’est un capitaine parfait, a résumé l’ancien sélectionneur tricolore, parce que quand on a un type comme Nikola Karabatic dans l’équipe qui, certes n’est pas capitaine, mais qui s’exprime beaucoup, il faut que le capitaine soit complémentaire. Et Cédric Sorhaindo, qu’on appelle le ‘chouf’ dans le milieu, l’est parfaitement. »  

Sorhaindo a remporté son premier titre avec les Bleus lors des championnats du monde, en 2009. C’était en Croatie, là où l’équipe de France va tenter de remporter l’Euro pour la quatrième fois de son histoire en ce mois de janvier. 

VIDEO – Girault: « Le coup parfait pour les Experts »

http://rmcsport.bfmtv.com/handball/euro-2018-pourquoi-sorhaindo-est-le-capitaine-des-bleus-1349169.html

0 Comments

Leave a Comment

Login

Welcome! Login in to your account

Remember me Lost your password?

Lost Password