Noah propose, le public dispose. C’est finalement presque ce qui s’est passé ce samedi, lors du double qui opposait la paire Herbert-Gasquet au duo belge Bemelmans – de Loore en finale de Coupe Davis. La veille, Yannick Noah n’avait pas caché sa déception vis-à-vis des supporters français, dominés par leurs homologues belges lors des deux premiers simples. « Je pense qu’on a l’ambiance qu’on attendait, à savoir 3 000 ou 4 000 supporters belges (sic) organisés et à fond, avait lâché le capitaine des Bleus en conférence de presse. Et de notre côté, 3 000 ou 4 000 supporters et 20 000 spectateurs. On s’y attendait. Rien ne nous déçoit. Pour être déçu, il faut espérer quelque chose. Et on n’espère rien. On joue avec ce qu’on a. » Un tacle, pardon un smash qui n’avait pas manqué de faire du bruit vendredi soir.

A lire aussi: le pari gagnant de Noah dans un stade (enfin) acquis aux Bleus

Or ce samedi, c’est un tout autre stade Pierre-Mauroy que les Bleus ont découvert. Certes, moins de Belges étaient attendus pour le double de samedi. Mais cette fois, la communion a été totale entre les joueurs et le public. Notamment dans les deux derniers sets, quand les Bleus ont recollé à 5-5, puis remporté le tie-break (7-2), de la 3e manche (7-6), avec une Marseillaise, en prime, avant l’entame de la 4e. « C’est important, c’est même capital pour nous d’avoir le public de notre côté. C’est pour ça qu’on joue à la maison. Il faut s’en servir. C’est ce qu’on a réussi à faire au 3e et au 4e set. Ça nous a donné un bon avantage », estime Gasquet, accompagné sur ce point de son partenaire du jour, Herbert, qui rappelait aux différents micros tendus devant lui qu’avoir le soutien du public, « c’était la base. »

« De mémoire de capitaine, je ne me souviens pas d’une telle ambiance »

Et Captain Noah alors? Content ou pas content du résultat de son coup de gueule de vendredi? « Hier, on était un petit déçu. Grâce à votre campagne médiatique, vous avez relayé mes propos. Les gens ont bien réagi. Aujourd’hui, c’est vrai, ce public était extraordinaire, a savouré le guide des Bleus. C’était une ambiance fantastique. De mémoire de capitaine, je ne me souviens pas d’une telle ambiance depuis toutes ces années. Je pense que ça se rapproche au niveau de l’atmosphère de ce que l’on avait vécu, qui était unique à l’époque, à Lyon. Il y a 25 000 personnes. Ça fait du bruit. Quand tu es au milieu de ça… ça fait une belle décharge. Les gens ont compté.

A lire aussi: la petite confusion de Flessel à la fin du 3e set

Un match comme ça, ça se joue à tellement peu de choses. Au début, on ne rate presque rien, et on se dit que ça va être facile. Puis après ça devient plus compliqué. Baisse de régime… le doute qui s’installe… et puis à 5-3, on revient à 5-4 dans le 3e set. Même si ça reste un jeu, ce jeu était décisif pour la suite du match. Derrière, on a cru de nouveau en nous, le public était derrière nous. Il m’a semblé que c’était important pour les joueurs de se servir de l’énergie du public. Ça été déterminant. Les joueurs ont eu des moments de doute pendant le match. Mais ils ont eu une belle attitude. » Tsonga et Pouille (ou Gasquet, le suspense reste entier) en auront certainement aussi dimanche, des moments de doute. Mais avec un public aussi réceptif et présent que celui du jour, les montagnes leur sembleront moins compliqués à franchir.

http://rmcsport.bfmtv.com/tennis/coupe-davis-cette-fois-noah-a-apprecie-le-public-et-l-invite-a-recommencer-1312811.html

0 Comments

Leave a Comment

Login

Welcome! Login in to your account

Remember me Lost your password?

Lost Password