Hugo, quel est le sentiment qui prédomine après cette victoire ?

H. B. : On est d’abord très contents d’avoir remporté ce match. On avait affaire à une très belle équipe et, au regard de la physionomie de la rencontre, on a clairement pu voir qu’ils étaient venus faire un coup. D’ailleurs, même si on a pris le large au score rapidement, on savait que c’était loin d’être fait et qu’ils ne lâcheraient rien… Et justement, les vingt minutes qui ont suivi la mi-temps nous déçoivent globalement. C’est à l’image de notre début de saison, où on a de gros passages à vide. Malheureusement ça nous coûte cher en Top14, mais là, en Champions Cup où le niveau augmente sur tous les points, ça a été d’autant plus compliqué. On doit vite régler ce problème.

Si personnellement, vous n’étiez pas de la défaite à Bordeaux (30-27), avez-vous craint de vivre un remake ?

H. B. : Pas vraiment, car il y avait une différence de taille : on jouait à domicile. Et quand on a un stade qui pousse derrière nous, et c’est encore plus vrai avec le stade Mayol, on se doit de tenir. C’est un vrai plus, on ne peut pas le nier. Maintenant quand on a vu que ça tournait mal, et quand on est retombés dans nos travers, ça nous a mis un coup derrière la tête… Car on le savait, on s’y était préparé, on s’y attendait, on était prévenus… mais on n’arrive pas à régler ce problème à 100%.

C’est donc un « oui, mais », c’est à dire une victoire, mais une grosse frayeur ?

H. B. : On entre dans cette compétition que l’on sait très relevée et on affronte d’entrée un adversaire de très haut-niveau. On ne s’attendait donc pas à un autre match. L’important était d’abord de s’imposer. C’est chose faite. Maintenant je comprends bien qu’au regard de la physionomie de la rencontre, et surtout avec notre première demi-heure, on pouvait attendre plus de ce match. Nous sommes fautifs sur la suite de la rencontre. Alors je le répète, il y avait une équipe face à nous, on affrontait les vainqueurs du dernier Pro12, et on savait que ça allait être compliqué, mais on s’est un peu tirés une balle dans le pied. Ce qui nous manque ? Je n’en sais rien. D’ailleurs si l’un d’entre nous avait la solution, je peux vous assurer qu’on cesserait d’avoir ce trou d’air qui nous agace tous.

Propos recueillis par Pierrick Ilic-Ruffinatti

http://www.rugbyrama.fr/rugby/champions-cup/2017-2018/hugo-bonneval-on-a-de-gros-passages-a-vide-c-est-a-l-image-de-notre-debut-de-saison_sto6368754/story.shtml

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