Elle a évoqué plusieurs fois « une immense victoire », émue. Sa conférence de presse a d’ailleurs commencé sur ces mots, comme un fil rouge: « (Annoncer mon retour) a été un grand moment pour moi après tout ce que j’ai traversé. Vous avez pu voir les ennuis de santé que j’ai eu en 2016. Me retrouver devant vous et vous annoncer mon retour, c’est déjà une immense victoire pour moi. » 

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Au lendemain de l’officialisation de son retour sur les courts, programmé pour mi-mars lors du tournoi de Miami, Marion Bartoli (33 ans) a dévoilé les dessous de son come-back, mercredi, devant les médias. « L’arrêt de ma première carrière (en août 2013) avait été un crève-cœur pour moi dans la mesure où je venais de remporter mon premier tournoi du Grand Chelem (Wimbledon), a rappelé la Française. (…) S’il ne m’était pas arrivé ce qu’il m’est arrivé en 2016 (elle avait frôlé la mort après d’importants soucis de santé), je ne pense pas que j’aurais eu ce sentiment aussi puissant de vouloir revenir sur les courts. Ce qui m’a sauvé à ce moment-là, c’est le tennis, de me raccrocher aux grands moments que j’ai eu la chance de vivre sur un court. Ça a été le point de départ pour moi, quand j’ai été à nouveau en bonne santé, de me dire que j’allais finir ce que je n’avais pas pu finir en 2013, même si quatre ans plus tard, je suis une autre personne et une autre joueuse et que je n’aurai peut-être pas les résultats que j’ai eus. »

Son père, un « soutien affectif » mais pas tennistique

Bartoli, désormais entraînée par Rodolphe Gilbert, a assuré que son père (Walter), son coach pendant toute sa (première) carrière, ne l’épaulerait plus sur les courts. « Mon papa a toujours une place importante pour moi dans toutes les décisions que je prends et dans tout ce que je fais mais ce sera un soutien affectif qui m’aidera énormément parce que c’est un grand défi », a-t-elle expliqué. 

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Son niveau actuel? Ses ambitions (gagner un tournoi du grand chelem, la Fed Cup et disputer les JO en 2020)? Bartoli n’a rien éludé. « En tant que compétitrice, j’ai forcément des objectifs élevés, a martelé la Tricolore. Pour l’instant, ça reste des rêves. J’ai eu la chance de déjà gagner un tournoi du grand chelem et ça, personne ne pourra me l’enlever. (…) Je pense que sur le plan tennistique, je suis à 80-90 % de mon niveau quand j’avais gagné Wimbledon en 2013. Sur le plan physique, ce n’est pas facile à évaluer mais je pense qu’il me manque peut-être 40 % de mon niveau maximal. C’est à la fois peu et en même temps, (cela représente) énormément de travail pour l’atteindre. C’est pour ça qu’il me faut encore deux ou trois mois pour arriver à mon maximum. » 

« Le jour où je jouerai mon premier match sera déjà une immense victoire pour moi. Le reste sera du bonus », a répété Bartoli. Elle croit avoir de « bonnes chances » d’obtenir une wild-card à Miami, où elle a déjà disputé deux demi-finales, même si elle n’a pas encore effectué la demande. Et a glissé que Yannick Noah, le capitaine de l’équipe de France en Fed Cup, lui avait envoyé « des messages d’encouragement car il avait été informé de (son) retour avant (les journalistes) ». 

Son jeu, lui, ne changera pas, si ce n’est au service où son épaule droite jadis blessée va la contraindre à utiliser une technique « bras fléchi » plutôt que « bras tendu ». Pour le reste, pas de changement en perspective. « Sur le terrain, je mets la même intensité que quand j’avais dix ans et que j’essayais d’être la meilleure possible, a plaisanté Bartoli. C’est quelque chose que j’ai en moi. Je ne m’en rends même pas compte. Je n’ai pas l’impression de m’infliger quelque chose de surhumain. J’ai toujours eu l’habitude de m’entraîner comme ça. Je suis un programme qui est certes difficile mais nécessaire pour atteindre le plus haut niveau. Et je sais qu’il va encore falloir augmenter les doses. » Le prix à payer pour un incroyable retour. 

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http://rmcsport.bfmtv.com/tennis/bartoli-je-suis-a-80-90-percent-de-mon-meilleur-niveau-1332020.html

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